« Les premiers rapports financiers sous format électronique unique présagent bien de l’avenir », Labrador dans l’AGEFI Quotidien

Juin 2021

Labrador est dans l’AGEFI Quotidien pour un retour sur les premiers dépôts au format ESEF en 2021. Un article signé Bruno de Roulhac :

« Les premiers rapports financiers sous format électronique unique présagent bien de l’avenir. »

Article issu de l’AGEFI Quotidien, publié le 22 Juin 2021

« L’AMF a fait preuve de beaucoup de réactivité et de disponibilité pour accompagner les émetteurs vers les rapports Esef. Les commissaires aux comptes ont plutôt freiné le mouvement. »

« Encourageant. Si l’obligation de reporting Esef (format électronique unique européen) pour les sociétés côtées, dont l’objectif est d’améliorer la communication des entreprises côtées européennes, a été reportée de 2021 à 2022, certains bons élèves ont respecté le calendrier initial et déposé leurs comptes 2020 au nouveau format (xHTML avec des états financiers primaires consolidés balisés en iXBRL) auprès de l’AMF. Parmi ces 76 premiers dépôts à mi-juin, figurent 39 sociétés du SBF 120, dont 14 du CAC 40, a précisé Labrador lors d’une conférence en partenariat avec l’association des directeurs comptables (APDC), celle des professionnels de la communication financière (Cliff) et Euronext.

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Avec presque 15% des sociétés de la côte ayant franchi le pas, c’est un bon résultat qui permet de lancer une bonne dynamique pour l’année prochaine, constate Marie Seiller, directrice des affaires comptables de l’AMF, regrettant toutefois que certaines sociétés aient fait plusieurs tests, sans aller jusqu’au dépôt. En moyenne, chaque dossier comptait 24 anomalies, dont près de la moitié concernait l’inconsistance des calculs. « Ce n’est pas beaucoup et non bloquant », précise Marie Seiller. L’AMF n’a rejeté́ que deux dossiers, et sept dépôts ne comptaient aucune erreur. Plusieurs intervenants ont souligné la très bonne réactivité de l’AMF, sa disponibilité et sa bienveillance, pour accompagner les émetteurs.

UN TIERS PEINE À MENER LE PROJET ESEF

Comment réussir son Esef ? Une société sur deux (51%) a fait appel à̀ un prestataire externe, un quart (27%) s’est servi d’une suite de reporting comptable (DMS), et les autres (22%) ont utilisé un outil Esef dédié, selon l’étude Labrador. Thomas Verdin, vice-président XBRL Europe, se félicite des recommandations de l’Autorité des normes comptables (ANC) en amont de l’Esef, mais note en revanche beaucoup de difficultés de compatibilités entre les différents fichiers, entre XBRL et l’interprétation des obligations du format Esef.

Plus d’un tiers des entreprises (37%) reconnaissent des difficultés importantes ou très importantes à mener le projet Esef. Les principales concernent les outils Esef (59%), la gestion du projet (36%), la maîtrise du sujet (31%) et la certification des commissaires aux comptes (28%). Parmi les premiers dysfonctionnements figurent les oublis ou erreurs de mapping, le manque de connaissance technique, des outils techniques pas encore matures, et la complexité de la gestion du projet. Pour 80% des sociétés, le budget consacré à ce reporting est inférieur à 30.000 euros.

« On voit les prémices d’une bonne nouvelle, explique Laurent Rouyrès, président de Labrador. L’Esef est une bascule numérique, le lectorat va énormément gagner de ce langage HTML. En revanche sur le XBRL nous n’avons pour l’instant pas de pronostic. Aujourd’hui il n’est pas lu, si ce n’est par les machines. Le langage est bon, c’est l’avenir. Cela fait partie des investissements sur la qualité de l’information ». Labrador regrette que les commissaires aux comptes « ont généralement freiné plus qu’accéléré le sujet ».

L’ESEF EST VÉCU COMME UNE CONTRAINTE

L’Esef est encore perçu par 58% des répondants comme une obligation règlementaire. Seulement 51% y voient une opportunité à saisir, pour faire évoluer l’URD vers un nouveau format digital (30%), pour améliorer le processus d’élaboration de l’information financière et extra-financière (28%) et pour anticiper la stratégie de communication investisseur à cinq ans (9%). Aujourd’hui, déjà 11 documents d’enregistrement universel (URD) ont été déposés en HTML sur les sites des émetteurs.

Prochaine étape l’an prochain avec l’Esef obligatoire (pour les comptes 2021), puis l’ajout des annexes en 2023 (pour les comptes 2022), avant d’inclure les données extra-financières en principe en 2024. Tous les intervenant invitent les émetteurs à l’anticipation, à la planification, à ne pas s’enfermer dans un outil, et pourquoi pas à̀ proposer une version anglaise (seulement 4 pour le moment). L’enjeu reste de garder la comparabilité et de fixer des standards, nécessaires pour les lecteurs de l’information financière. »

Bruno de Roulhac pour l’AGEFI Quotidien

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2021-07-02T11:52:54+02:00juillet 2nd, 2021|