Les investisseurs ont un effet modérateur sur la rémunération des dirigeants

Agefi, 15/03/2019

Kienbaum a réalisé un baromètre sur le niveau d’approbation des rémunérations des dirigeants du SBF 120 par le flottant, c’est-à-dire par les actionnaires non représentés au conseil.

Le flottant des sociétés du SBF 120, majoritairement constitué d’investisseurs institutionnels français et étrangers, représente 70% du capital. Cependant, son poids réel dans les votes est moindre en raison d’une participation partielle aux assemblées générales, en moyenne de 57%, et de l’instauration du droit de vote double, appliqué dans les deux tiers du SBF 120. Finalement, le flottant ne pèse réellement qu’environ la moitié des votes exercés en AG.

Pour un quart du SBF 120, l’approbation du say on pay ex-post du flottant est inférieure à 56%, et pour 10% des sociétés inférieure à 43%. C’est le signe d’une très forte contestation en France, car aux Etats-Unis 90% des sociétés obtiennent une approbation de plus de 80% sur les rémunérations des dirigeants.

Le flottant est attentif à l’écart entre la rémunération réelle du dirigeant et une rémunération théorique de marché établie à partir des profils de l’entreprise et du dirigeant.

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2019-04-20T14:43:22+02:00mars 15th, 2019|